mercredi 13 février 2008

Poème à 4 mains

Ecrit par deux cœurs…

Toi et moi, un îlot de tendresse
Une floraison d'amour et de liesse
Tendrement épanouis dans la félicité
Pour aimer follement pour l'éternité

Tu me rends heureux et tu me rassures
Je te prends la main et je te susurre
Que le bonheur est là, ici et maintenant
Il est pour nous deux, gardons le longtemps.

Je t'aime et je t’aimerai toute ma vie
Tout de toi me ravit, me séduit, me réjouit
Car tu es à jamais vivante dans mon cœur
Toi, et toi seule, et tu n'es pas ailleurs.

mercredi 6 février 2008

Le printemps de Bordeaux





Le squelette et la chair

Le profilé est beau, magnifiquement sculpté par l’histoire. Le potentiel offert par une nature généreuse a été embelli par de savants ravalements et la mise en valeur d’une ossature harmonieuse. Les faisceaux se croisent et s’entrecroisent, offrant aux yeux de chacun une belle armature urbaine qui vaut le satisfecit de l’UNESCO et force le respect des habitants. Bordeaux est beau, véritable vitrine d’une ville des lumières.

Mais ce n’est qu’un squelette… La vie y est routinière, les animations rares, les commerces en difficultés, les revêtements et les dalles arides.

Il manque lui l’essentiel, la vie. Celle que l’on pétrit comme de la glaise pour créer et impulser une dynamique. Celle que l’on forge avec des idées et de l’ambition. Celle qui confère une âme, une identité qui doit renouer avec la culture, tisser de nouveaux liens avec l’économie, permettre au printemps de faire jaillir des fleurs et des couleurs des espaces désertiques.

Une échéance municipale se présente. Une chance pour que les électeurs fassent résonner le puissant heurtoir de l’hôtel de ville pour que résonnent avec force le son du renouveau et l’espérance d’une nouvelle vitalité.

Alors, le squelette aura recouvert sa parure et positionnera Bordeaux au plus haut rang des villes internationales. Comme elle le mérite.

Alain Rousset est porteur de ce projet. Son équipe est le reflet de la sociologie bordelaise, comme le faisait Chaban dont j’ai eu l’honneur d’être l’un des collaborateurs. Je suis disponible depuis 12 ans pour renouer avec la vie publique... c'est lui qui m'a proposé d'exprimer mes idées et mon dynamisme dans une vision commune pour Bordeaux.

Alors, donnons sa chance au changement : chabanistes, hommes de progrès, républicains de tous les horizons, militants associatifs, artisans et chefs d’entreprises, … ayons confiance dans le changement incarné par un gestionnaire de parole et à l’écoute de tous.


Par delà la droite et la gauche, il y a notre bien commun, la République. C'est le sens de mon engagement à ses côtés.

Faisons vivre Bordeaux.

vendredi 1 février 2008

Saveurs infinies

Un Amour infini


Deux regards, deux sourires,
Une étreinte pour l’avenir
Deux regards, deux complicités
Un élan d’Amour, une félicité

Tout mon Amour… pour toi
Et seulement pour Toi
Tous les deux entrelacés à jamais
Dans la passion et la sincérité

Tu es toi. Restes Toi.
Je suis moi. Je suis à Toi
Tout à toi, ma chérie
Pour la Vie, un grand Oui

Merci pour tes promesses
Donne moi ta tendresse
Prends tendrement ma main
Et allons vers demain

L'Amour toujours...

Elle et Moi

Je te vois... Quel émoi
Tu es là prés de moi
Je jouis et revis
Et dis oui à la vie

Je te sens des 5 sens
Et te bois goulûment
J'ai le coeur qui me lance
Car je t'aime ardement

Je veux croire en demain
Oublier ma détresse
Je veux tenir ta main,
Nous saoûler de tendresse

mercredi 2 janvier 2008

Amour et Sincérité




Bonne et heureuse année 2008…

Cette bien sympathique formule cingle comme un rituel convenu en ces jours d’échanges de propos cordiaux et de renvois de civilités.


La perspective ouverte par ces 365 jours durant lesquels nous allons renaître 365 fois sur nos chemins de vie, nous renvoie à 2 réflexions. L’occasion d’une modeste lubrification de la pensée. Saisissons là prestement.

Tout d’abord, ayons la juste et pleine appréciation que cette période est


propice à la sincérité des propos et aux bonnes résolutions pour construire utilement dans la cité.


Car n’oublions jamais que les mots ont un sens. Ils peuvent ouvrir de terribles meurtrissures comme générer les plus beaux et merveilleux espoirs. La gesticulation actuelle des vœux sous les lampions de formules colorées et répétées à l’envie n’a de sens que si elle s’accompagne d’un réel sentiment d’empathie pour l’autre. Afin que, sous le creux des formules, résonne tout l’éclat d’une Fraternité bienveillante dispensée envers autrui. Pour essaimer des petites lueurs de joie envers nos semblables.

Mais cette année en jachère nous invite surtout à semer. Car les Joies, l’Amour, la Réussite ne nous arriveront pas tous seuls, portés par une cohorte d’amis bienveillants toujours prompts à jalouser le bonheur du voisin… Nous devons gagner ce bonheur, et aller le chercher avec opiniâtreté. Sans jamais nous décourager, malgré les écueils, les jalousies, les chausse-trappes de tous ceux qui vous sourient pour mieux vous enfoncer la dague dans le dos. Ces pervers disparaîtront alors une fois le mal fait, vous laissant seul dans le plus profond désarroi.


Aussi, n’ayons de cesse de construire autour de ces valeurs essentielles qui nous seront toujours d’un précieux secours les jours de doute : l’Amour et la Sincérité. Si l’on baigne dans l’Amour et la Sincérité, le cap sera toujours le bon. Et l’eau irriguera abondamment l’espace en jachère, pour inonder l’avenir de riantes perspectives. Et nous récolterons avec force ce que nous avons semé sans jamais faillir…

« Il faut cultiver son jardin »… nous enseignait VOLTAIRE.

Bonne et heureuse année à vous tous, bienveillants lecteurs d’aujourd’hui et de demain.

Bonne année 2008, dans l’Amour et la Sincérité. Alors, la Fraternité renaîtra.

dimanche 16 décembre 2007

Que l'Amour règne parmi les hommes




Les loupiotes de l’espérance

Des ruisseaux de lumières baignent la ville et l’égayent de mille scintillements. C’est Noël sur la terre…

Choyée par une beauté naturelle acquise dès la naissance, la ville a déployé tout son apparat lumineux pour accueillir les fêtes de fin d’année, empourprée de guirlandes rieuses et bigarrées.
C’est Noël, l’étoile flamboyante brille au-dessus de nos têtes…

BORDEAUX est plus beau encore sous ses colliers de guirlandes, ses coiffes brillantes, ses clignements d’oeils envoûtants.
C’est Noël…Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.…

Les cascades de guirlandes inondent de leurs faisceaux rouges et abondants le cours de l’Intendance pour irriguer la grande artère avec des milliers de personnes affairées par les fêtes de fin d’année.
Le fleuve humain s’épanche en vibrionnant dans toutes les ramifications urbaines, submerge les commerces, et laisse perler ses aimables gouttelettes qui recouvrent les rayons et les étagères, mouillent les comptoirs et actionnent le cliquetis des tiroirs caisses sous les regards satisfaits de redoutables douairières. L’Euro coule à flots.
C’est Noël… cadeau.

Le raz de marée était attendu avec impatience. Tous les commerçants étaient parés, les vitrines luisaient sous leurs miroitements savamment étudiés, les étals astiqués étalaient leurs offres ostentatoires et alléchantes, les marchandises stockées espéraient une rapide vampirisation par la magie des portes monnaie et des cartes en tous genres.

Les chiffres d’affaire s’additionnent pour le bonheur du commerce de la cité, perturbés par des grèves de transport en commun, expression abusive d’un droit fondamental.
Chacun est fébrile sur le chemin d’une préparation festive et mercantile.
Parfois, la vue est happée par le regard quémandeur d’un nécessiteux blotti contre la porte d’un magasin, expression humaine et désespérée d’un désarroi profond. Juste de quoi interpeller notre conscience l’espace de quelques secondes avant que de retourner dépenser tout ce qui fera le bonheur des petits souliers, eux aussi quémandeurs.

Les chatoiements de la ville permettent d’oublier le temps de quelques jours les imperfections d’une société qui laisse trop de déshérités au bord de la route. Une société qui fait des cadeaux de 15 millions d’euros aux plus riches sans garantie de contreparties positives, oubliant d’assurer une imposition minimale des plus fortunés qui slaloment entre diverses niches fiscales pour échapper à l’impôt.
Les illuminations de décembre masquent partiellement cette sombre réalité, cautérisent les meurtrissures d’un pays qui ne peut donner à tous ses enfants. Et les juke-boxes monétaires qui réactivent les Rolling-Stones avec « Money » tentent d’estomper les complaintes des mal nés, des pauvres, des isolés. Noël … de la Fraternité.

Cadeaux, ripaille, rires en famille, loupiottes… quelques petites lumières pour donner de la gaîté dans nos vies, quelques espaces de respiration pour partager des moments de bonheur. Sans négliger l’autre facette de Noël, la fête de la concorde et de la solidarité.

Dans les magasins, les enfants voltigent de rayon en rayon, criant leurs exigences, montrant du doigt les jeux et les poupées, égrenant les commandes sans fin pour des désirs sans fin, en espérant (comme moi), beaucoup du père Noël.

Les consoles sont prises d’assaut pour des attaques virtuelles, les Pokemons déclinent leurs pouvoirs magiques, les poupées rivalisent d’inventions et de fonctionnalités, confirmant le diagnostic anticipé que Pierre Perret posait sur l’évolution des amusements pour petites filles sages : « Une poupée qui fait pipi, qui se mouche,…et qui a les seins qui se gonflent avec la bouche… ». Sacré Tonton Cristobal !

Dehors, pour conjurer la froidure de la saison hivernale, les lumières cliquettent dans les airs. Les quais sont joliment illuminés, les sapins enguirlandés pavanent fièrement le temps d’une existence éphémère, le marché de Noël fait chanter ses chalets, les chevaux des girondins hennissent dans le bruine du matin, la ville vibre d’un doucereux bien-être heureuse des attentions qu’on lui prodigue.

Et, devant la mairie, la patinoire déploie son espace glissant sur lequel des ribambelles de gamins tournent sans fin, des adolescentes esquissent de jolis entrechats, des amoureux se bercent de la chance de se savoir aimés. Chance éphémère ou éternelle? Pour l'heure, je roucoule avec eux…

Je veux tenter de rejoindre ces petites loupiottes qui amènent des parcelles de joie en conjurant le sort, en repoussant les frontières des ténèbres. Je souhaiterais, moi aussi, être un porteur d’humanité, en prêtant attention à la fragilité des regards qui m’entourent. Une démarche essentielle pour fêter Noël au-delà des cadeaux et de la frivolité. Et être dans le sens.

Je me remémore cette histoire simple mais belle des 4 bougies qui se retrouvent et qui échangent entre elles.

La première dit : « Moi, je suis l’Amour. Face à la haine et à l’indifférence, mes efforts restent vains. Je n'en puis plus ». Et elle s'assoupit à jamais.

La deuxième dit : « Moi, je suis la foi. Mon recul est net. Les hommes préfèrent le matériel, le superficiel plutôt qu’affirmer une spiritualité vivante. A quoi bon ? ». Et elle s'engouffra dans les ténèbres.

La troisième dit : « Moi, je suis la sagesse. Aujourd'hui, elle occupe peu l’esprit des hommes. Je baisse les bras ». Et elle s’éteignit elle aussi.

Alors, la dernière qui luisait d’un éclat étincelant dit : « Et moi, je suis l’espérance ». Et elle ralluma les 3 bougies. Pour l'éternité.

Joyeux Noël à tous, et que la joie soit dans les cœurs !

jeudi 13 décembre 2007

Un bienveillant scintillement

Les beaux yeux se sont fermés


La belle bâtisse incrustée de pierres blanches s’est teintée d’une sombre tristesse. Elle qui irradiait de gaieté et de rires vers la campagne et les hameaux avoisinants, s’est dignement figée dans une inconsolable tristesse. Aucune vie ne l’habite, aucun cri ne jaillit de son sein. Son pouls bat petitement au rythme des offensives du vent et des assauts troublants de la mémoire qui rappelle les jours heureux. Ces temps d’amour et de joie appartiennent désormais au passé, à l’enfance qui sommeille en chacun d’entre nous. Ils ne seront jamais plus.

Car les beaux yeux bleus étincelants qui reflétaient l’âme de la maison se sont fermés pour toujours il y a tout juste 1 an, le 15 décembre 2006, laissant une nichée d’orphelins hagards : 9 enfants, 33 petits-enfants, 32 arrière petits-enfants…

La cheminée ne crépite plus tôt le matin pour griller onctueusement les montagnes de pain grillé du petit-déjeuner familial. La cuisinière n’accueille plus la centaine de tomates farcies qui enchantaient les tablées de fête. La maîtresse de maison ne sourit plus aux innombrables visiteurs qui venaient se ressourcer dans cette niche privilégiée d’un bonheur qu’elle avait su générer. La demeure n’ouvre plus grandes ses fenêtres pour exprimer sa vitalité souriante et sa générosité à recevoir. Car les beaux yeux bleus se sont fermés.

Papa n’arpente plus les allées du jardin pour entretenir avec soin les poiriers en espalier qu’il avait agencés dans une parfaite architecture linéaire. Les plantes, avides d’eau ne sont plus arrosées par les petites ondées savamment maîtrisées de l’arrosoir. Et les petits-enfants à qui il donnait gentiment la main ne viennent plus déguster fraises, framboises et groseilles à satiété.

La dame aux yeux bleus a rejoint son mari dans l’éternité de l’amour. Avec l’espiègle compagnie du petit chien, Nietzsche…

Un an déjà que maman est partie. La nouvelle du départ brutal de celle à qui je dois la vie m’emplit alors d’une infinie froidure. Depuis, je grelotte souvent, puisant mon réconfort dans les regards embués de tendresse de mes 7 enfants. Ces enfants que j’aime tendrement et qui témoignent de la continuité des amours passés. C’est moi qui les protège comme elle me protégeait hier. Et je tente de leur apprendre l’avenir en semant inlassablement Amour, Respect, Humilité. Ils savent qu’ils récolteront alors abondamment en retour.

Les beaux yeux bleus se sont fermés.

Un an après le grand départ, je souhaitais, par ces lignes, réchauffer mon cœur avec leur bienveillant scintillement. Et témoigner de l'Amour infini d'un fils reconnaissant.